Bien que ces soirées soient considérées par leurs protagonistes comme des endroits d'échange, de partage et de gratuité, une certaine partie de l'opinion publique française ne le voit pas de la même manière et le phénomène fait souvent l'objet de critiques, plus ou moins fondées.
Atteinte aux droits fondamentaux
En-dehors des nuisances sonores et de la pollution entraînées après coup, le premier sujet de polémique est l'atteinte au droit de propriété. Il est en effet rare que les propriétaires soient contactés. Si cela n'est pas choquant pour une construction industrielle désaffectée et effectivement laissée à l'abandon, des terrains agricoles, prairies ou terrains ensemencés (qui ont l'air, pour de jeunes urbains, d'échantillons de nature vierge) sont par contre utilisés par leurs propriétaires.
Pollution et dégats matériels
Les free-party font souvent l'objet de plaintes, en particulier de la part des riverains et des propriétaires des terrains sur lesquels ont lieu ces fêtes. Les premières plaintes concernent les nuisances sonores. En effet, bien que les fêtes aient lieu dans des endroits reculés, la puissance des sonos (plusieurs dizaines de KiloWatts) fait qu'elles sont audibles à plusieurs kilomètres à la ronde. Les raves parties ayant lieu en général dans des lieux calmes, elles détruisent parfois pour plusieurs jours cette qualité de vie. Le piétinement, la circulation automobile détruisent la végétation, laissant un terrain dévasté écologiquement.
De plus, les ravers n'emportent pas toujours avec eux les reliefs de leurs fêtes. Il arrive que pour une fête de trois jours, ce soit plusieurs tonnes d'ordures qui restent en plein champ, à charge à la commune de financer le ramassage.
Il est encore arrivé (au col de Vars) que plusieurs véhicules incendiés soient laissés sur les lieux.
Les accidents
Le reproche principal fait aux free-party est le nombre d'accidents mortels ayant eu lieu au cours de ces fêtes. Ces accidents ayant été pour la plupart causés par l'absorption de drogue. Bien que ces accidents ont été largement médiatisés laissant croire à la dangerosité systématique de tels événements, la réalité est tout autre. Le pourcentage d'accident par rapport au nombre de participants, au nombre de soirées organisées est infime et en rien supérieur à celui d'autres événements festifs. Cependant, ils ont marqué les esprits par le fait qu'ils ont touché essentiellement une population jeune.
La drogue
La drogue est souvent très présente au cours de ces fêtes. Elles accompagnent une conception de la free-party comme une transe libératrice. Les travellers ont créé un véritable lien entre des spots très distants : Inde/Afrique/Asie/Amérique du Sud où les transes communautaires font un usage social de drogues psychédéliques. Le mouvement free est indissociablement lié à l'usage de substances pour amplifier ou illuminer la conscience personnelle (la transe), et éliminer le sentiment de fatigue (effets bien connus des amphétamines). D'autre part les tribes étaient autant des organisateurs que des gardiens. L'évolution (la décadence) de cet esprit tribal, a amené les revendeurs et une petite foule de délinquants et autres ' parasites '. Certaines années vous pouviez voir deux types de tribes se cotoyer : les gravos ou dealers professionnels organisés en mafias se partageant des territoires et les Sounds. Les principales drogues consommées sont le cannabis, l'ecstasy (appelé taz), le LSD (appelé trip ou peutri) et la cocaïne. Depuis quelques années, les opiacés (héroïne, opium, rashahsha,...) sont de plus en plus utilisés dans le but de limiter la sensation de dépression liée à la descente des drogues excitantes et hallucinogènes.
Il est pourtant bon de remarquer que les participants de ces fêtes n'ont pas tous le même comportement face aux drogues. Certains ne consomment aucune drogue et vont dans ces fêtes dans le seul but de danser. D'autres vont dans ces soirées dans le seul but non avoué de consommer des stupéfiants. Enfin, il existe une catégorie de personnes passionnées de techno ayant un usage récréatif et modéré de ces substances. À noter que certains participent à ces soirées dans le seul but de vendre de la drogue, ceux-ci ne sont pas appréciés par les teufeurs car ils dégradent l'image de ces rassemblements et les transforment parfois en « supermarché » de la drogue.